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lundi 29 octobre 2007

Week-end en brousse

Petit week-end en brousse…
Départ samedi midi du relais Kanazy. Arhouna et Seygou nous ont amené du coté de l’île de Boubon pour bivouaquer. Nous étions 8 : Ingrid et Youssouf, Jean Hugues et Sarah, deux « étrangers » (formule d’ici poru désigner des visiteurs) Cédric et Dominique et enfin Claire et moi.
Le coin est en brousse, près du fleuve. On se rend vite compte qu’un village se trouve à moins de 500 m de notre petit camp. Des femmes et des enfants nous rendent visite, s’installe et nous regardent nous installer. Commentaires flatteurs à Ingrid qui réussi à cuisiner (pas mal pour une blanche ! Mais bon, elle réussi parce qu’elle utilise le fameux cube Maggi quand même !), questionnements autour des origines de Youssouf (est-il « d’ici » ou est-il français ? Non il est avec des blancs et habillé comme eux, c’est un blanc. Mais il a pas une tête de blanc donc c un touareg. Mais il sait quand même cuisiner… mais est-ce un blanc ?...),…
Et effectivement ils savent cuisiner. Ils nous ont préparé un repas touareg : la tagella. C’est deux éléments : un pain et une sauce. Le pain est fait à base de farine de seigle (d’autres farines possibles) et d’eau. On fait une pâte bien compacte, recouverte de farine. Pendant ce temps un grand feu est fait à même le sable (pour nous à même l’argile). Une fois la terre chaude et la pâte prête, on disperse les braises, on enfouis la pâte à même la terre et on la recouvre de sable chaud. Le pain cuit donc à même le sable chaud, une croûte épaisse se forme mais reste propre (merci la pellicule de farine). 30mn d’un coté, autant de l’autre. Et hop un petit coup d’époussetage et s’est prêt. A coté, préparation de la sauce, qui est un sorte de ragoût de viande et légumes (tomates, aubergines, oignons,…).
Une fois que tout est prêt, et un peu refroidi en ce qui concerne la tagella, on découpe le pain en petits morceaux (plus petit que pour la fondu, pour les connaisseurs !) et on mélange pain et ragout. C’est prêt !
Je passe sur le montage des moustiquaires. Juste un conseil, pour une moustiquaire ronde, soit il faut que quelqu’un s’y connaisse pour de vrai, soit en prendre une carré ! 1 heure de bonne blague à tenter de rendre carré une ronde, puis 2 rondes, mais là le fil est pas bien, mais là tu as un gros trou, et là … tu désespère d’y arriver ! 
Le lendemain, petit lait frais du matin, apporté par les villageois ainsi que la boule, qui est du lait caillé (ou pas d’ailleurs) mélangé à de la farine de mil. Particulier… Traditionnel ici, incontournable dans d’autres villes du Niger (Maradi par exemple) où être reçu chez quelqu’un sans la boule frôle l’offense…
Petite halte à Boubon pour se baigner et 12h pile au Kanazy pour un repas commandé pour 12h la veille… Si c’est pas génial !

Ce soir petit concert privé de Koudédé (http://www.koudede.com), un copain d’Ingrid et Youssouf. C’est un des musiciens les plus connus au Niger. Alors petite promo pour son passage à Paris dans quelques semaines pour 3 dates. J’en saurais plus demain, tant pour les dates que pour la musique. Mais pour avoir déjà discuté un peu avec lui, c’est quelqu’un de vraiment agréable, et intéressant dans tout ce qu’il dit.

mercredi 18 juillet 2007

Les z’hippos

Petite ballade dimanche, au Relais Kanazi. A 15km de Niamey, c'est un restaurant plutôt cosy et cossu. Pour y accéder, passage devant le golf de Niamey ! Hé oui, il y a aussi un golf à Niamey. J'avoue un peu d'étonnement en le voyant : c'est de la latérite, avec des trous et des drapeaux. Chaque golfeur se promène avec ton petit carré de pelouse verte pour driver avec classe.

On arrive donc au relais, et là ballade sur le Niger en pirogue pour voir les hippopotames. Après presque 1 heure de ballade, on tombe dessus : deux hippos, la mère et le bébé. On les voyait de loin, parce que c'est à peine dangereux de s'approcher. A chaque fois qu'ils émergeaient de l'eau, un groupe de plus de 50 enfants massés sur la berge d'en face criait. Je peux pas dire que ca a été un moment formidable, parce que les hippos étaient quand même assez loin ; mais c'était quand même assez drôle de se dire que des hippopotames se trouvaient à moins de 500 mètres (et pas dans un zoo).


Après la petite ballade repas au Relais où on apprend les choses à pas faire en voiture au Niger. Le top 2 :



  1. Ne surtout pas mettre sa ceinture. Mettre sa ceinture veut dire qu'on pas confiance en sa conduite, et donc qu'on est un danger. Amende.

  2. Ne surtout pas faire le tour 2 fois d'un rond point. Motif de l'amende : usure de bitume.

Et encore pleins d'autres surprises attendent, comme par exemple le fait de pas se faire mettre une amende (méritée) parce qu'on veut aller la payer au poste…




Le soir, repas dans un maquis. C'est les restaurants d'ici. Entre la commande et l'arrivée des plats (des brochettes-frites) : plus de 2 heures ! Peut être que le petit somme d'une heure du serveur n'a rien arrangé à l'affaire…