mercredi 31 octobre 2007

Vive les urgences! Mais où est Carter?

Hier, tout content de finir la journée, de rentrer préparer l'apéritif pour le retour en France (définitif) d'une copine, on sort du bureau avec Guillaume et ... PAFFFF... une copine-collègue de la SEEN est impliquée dans un accident voiture (elle) - moto (un nigérien). Pour vous mettre en situation, on doit, pour sortir du parking du bureau, couper un terre-plain central. Pour cela il faut traverser une voie, stopper entre les deux sens de circulation et trouver un petit trou pour se lance. Elle avait l'arrière de sa voiture sur la voie à croiser et une moto lui est rentré au niveau de la portière arrière conducteur. Avec guillaume on n'a vu que le résultat : le gars au sol, sonné (et sans casque), la roue avant de la moto carrée (je comprend mieux ton histoire de fossé à vélo dans les ronces, papidou), des affaires partout.
Et ensuite un enchainement de choses ubuesques pendant 30mn : tu fermes la voiture impliqué (sur la voie, bloquant la moitié de la circulation) et tu pars avec l'accidenté pour l'hopital aux urgences. Urgences non indiquées... quand tu les trouves enfin, personne du personnel médical. Il a fallut 3 longues vraies minutes pour trouver un secouriste, qui totu aussi perdu que nous cherche le staff médical. Et là un homme dans un coin de nous dire qu'ils sont à la mosquée prier... no comment, c'étais pas l'heure d'avoir un accident! Arrive enfin un moyen de faire sortir l'accidenté de la voiture : une chaise roulante. Seul truc, il se plaint des jambes, donc génial la chaise. Il monte dessus, on oublie de ne pas lui laisser trainer les pieds (cassés) par terre. Il doit se le mettre lui meme sur les cales-pied. Commencent les examens (la prière est terminée, tu peux etre malade!). Il faut payer d'avance la radio voir ce qui se passe. Un fois la radio payé le must de la soirée arrive (quoique le coup de la prière etait pas mal) : on le voit sortir et marcher jusqu'a la radio!!! PAs de chaise, personne pour le soutenir,... hallucinant... Finalement, une jambe cassée. Pas de souci, en une semaine c'est résorbé! Enfin... faut le voir pour le croire... Fou.

lundi 29 octobre 2007

Week-end en brousse

Petit week-end en brousse…
Départ samedi midi du relais Kanazy. Arhouna et Seygou nous ont amené du coté de l’île de Boubon pour bivouaquer. Nous étions 8 : Ingrid et Youssouf, Jean Hugues et Sarah, deux « étrangers » (formule d’ici poru désigner des visiteurs) Cédric et Dominique et enfin Claire et moi.
Le coin est en brousse, près du fleuve. On se rend vite compte qu’un village se trouve à moins de 500 m de notre petit camp. Des femmes et des enfants nous rendent visite, s’installe et nous regardent nous installer. Commentaires flatteurs à Ingrid qui réussi à cuisiner (pas mal pour une blanche ! Mais bon, elle réussi parce qu’elle utilise le fameux cube Maggi quand même !), questionnements autour des origines de Youssouf (est-il « d’ici » ou est-il français ? Non il est avec des blancs et habillé comme eux, c’est un blanc. Mais il a pas une tête de blanc donc c un touareg. Mais il sait quand même cuisiner… mais est-ce un blanc ?...),…
Et effectivement ils savent cuisiner. Ils nous ont préparé un repas touareg : la tagella. C’est deux éléments : un pain et une sauce. Le pain est fait à base de farine de seigle (d’autres farines possibles) et d’eau. On fait une pâte bien compacte, recouverte de farine. Pendant ce temps un grand feu est fait à même le sable (pour nous à même l’argile). Une fois la terre chaude et la pâte prête, on disperse les braises, on enfouis la pâte à même la terre et on la recouvre de sable chaud. Le pain cuit donc à même le sable chaud, une croûte épaisse se forme mais reste propre (merci la pellicule de farine). 30mn d’un coté, autant de l’autre. Et hop un petit coup d’époussetage et s’est prêt. A coté, préparation de la sauce, qui est un sorte de ragoût de viande et légumes (tomates, aubergines, oignons,…).
Une fois que tout est prêt, et un peu refroidi en ce qui concerne la tagella, on découpe le pain en petits morceaux (plus petit que pour la fondu, pour les connaisseurs !) et on mélange pain et ragout. C’est prêt !
Je passe sur le montage des moustiquaires. Juste un conseil, pour une moustiquaire ronde, soit il faut que quelqu’un s’y connaisse pour de vrai, soit en prendre une carré ! 1 heure de bonne blague à tenter de rendre carré une ronde, puis 2 rondes, mais là le fil est pas bien, mais là tu as un gros trou, et là … tu désespère d’y arriver ! 
Le lendemain, petit lait frais du matin, apporté par les villageois ainsi que la boule, qui est du lait caillé (ou pas d’ailleurs) mélangé à de la farine de mil. Particulier… Traditionnel ici, incontournable dans d’autres villes du Niger (Maradi par exemple) où être reçu chez quelqu’un sans la boule frôle l’offense…
Petite halte à Boubon pour se baigner et 12h pile au Kanazy pour un repas commandé pour 12h la veille… Si c’est pas génial !

Ce soir petit concert privé de Koudédé (http://www.koudede.com), un copain d’Ingrid et Youssouf. C’est un des musiciens les plus connus au Niger. Alors petite promo pour son passage à Paris dans quelques semaines pour 3 dates. J’en saurais plus demain, tant pour les dates que pour la musique. Mais pour avoir déjà discuté un peu avec lui, c’est quelqu’un de vraiment agréable, et intéressant dans tout ce qu’il dit.